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| Fred,
alias "Fredo la Baston" ou encore "Mesrine
Von Shaeffersteinbrunn"" est en train de rédiger
sa biographie. Nous avons décidé de vous la livrer comme un
roman-fleuve, dont voici la première partie.
1.
L'enfance.
Fred,
alias "Frédéric" est né vers le milieu des années
soixante, alors que le twist et le yéh-yéh connaissaient
leur heure de gloire. Sa tendre enfance fut donc bercée
par les incontournables tubes des "Chaussettes Noires"
et de Dick Rivers.
A
l'âge de 10 ans, Frédéric décide de devenir Prêtre. C'était
à l'occasion de sa première cuite. Les maux de tête s'étant
estompés, il a une illumination divine : il sera rocker.
Quelques mois plus tard (après avoir guéri d'une otite),
il revend son solex à son camarade de classe petit et rachitique
qui porte des lunettes opaques. Avec la somme récoltée,
il s'achète une guitare, un ampli et s'offre une semaine
aux Caraïbes.
A
la même époque, des groupes tels que Van Halen, Dire Straits,
Pink Floyd et bien d'autres encore le font flipper à mort.
Il jouera même "Dust in the wind", la célèbre
ballade du groupe Kansas...
Un
matin, pourtant, alors que le ciel pâlit à l'horizon dans
les premières lueurs de l'aube...
Fin
du premier épisode.
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2.
La puberté.
Je
disais donc : Un matin, pourtant, alors que le ciel pâlit
à l'horizon dans les premières lueurs de l'aube, Fred se
lève et descend dans la cuisine. Il trempe allégrément ses
tartines de pain de campagne légèrement beurrées et recouvertes
de gelée de groseilles dans son bol de "Ricoré".
Encore une belle journée, se dit-il.
Ainsi se passa sa jeunesse entre les odeurs âcres des bancs
en bois de l'école, le parfum subtil et la douceur amère
des pique-niques à la campagne le dimanche midi et les longues
promenades à vélomoteur le long des champs de betterave.
Puis, un jour, en jetant un oeil par la fenêtre, son regard
fut capturé par ce qui deviendra le plus cher objet des
ses désirs les plus fous...
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3.
La découverte de l'amour.
Elle
était là, sous ses yeux ébahis, édifiante
de beauté dans sa belle robe blanche. Sa splendeur
éblouissait le pauvre Fred qui avait cassé
ses lunettes de soleil lors d'une précedente baston
au baloche avec l'accordéoniste qui ne voulait pas
jouer du Motorhead mais qui se débrouillait très
bien en haltérophilie.
Bien que ses yeux le brûlaient (le brûlassent?...),
il restait béat et hagard. Il n'avait plus qu'une
envie : la toucher, la regarder, la prendre et l'emmener
loin des regards envieux des autres. Il eut alors une idée
lumineuse. Profitant que c'était son tour de descendre
les poubelles, il dévala les escaliers. Lorsqu'il
déboula sur le pas de la porte, il ne put voir qu'un
nuage de poussière qui lui crama encore plus les
yeux. Alors, entre les larmes de rage et de désespoir,
il réussit à lire l'inscription qui ornait
ostensiblement l'objet de ses désirs : Opel ASCONA.
Il connaissait son nom et son prénom! Il fallait
trouver un annuaire coûte que coûte.
Puis, dans un éclat de tristesse, il retomba dans
la réalité. "Tiens, se dit-il, ça
sent la morue...". Il posa alors le sac poubelle contre
le réverbère et, les yeux scrutant l'horizon
du mur de l'usine d'écarissage voisine, il se dit
à lui-même : "un jour, tu seras mienne...
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La
vie de Fred vous captive?
La suite au prochain épisode de "Fred, sa vie, ses
amours, ses coups de gueule"
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